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La brouette a feu, « compagne d’hiver du vigneron & pratique controversée.

Depuis les années 60, on utilise la « brouette à feu », dans laquelle est entretenue une flamme permettant de brûler sur place les sarments fraîchement coupés. Cet outil d’une simplicité désarmante a été conçu en 1964 par M. Michel Jeanneteau, constructeur en matériel viticole à Saint-Martin-d’Ablois.

Sa structure en fer a la forme d’une brouette ayant pour roue une jante de bicyclette et supporte un fût métallique de 100 à 200 litres, souvent un vieux fût à essence, disposé à l’horizontale, ouverte, avec les bords écartés à la verticale. La partie basse est percée de trous assurant le tirage du foyer et, et après utilisation, l’évacuation des cendres.

On allumait un feu dans la brouette et on y jettait les sarments au fur et à mesure qu’on les coupait, la déplaçant avec nous tous les deux ou trois ceps pour l’avoir toujours à proximité. On n’avait donc plus à procéder au ramassage des sarments et si nous éprouvions parfois quelque gêne à cause de la fumée, ou quelque peine à bouger la brouette par temps humide sur un terrain en forte pente, nous bénéficions en échange d’un chauffage appréciable, surtout en plein hiver lorsqu’il gèle en journée. Sur notre exploitation, mon père avait, dans les années 60, un « traineau » en métal pour évacuer les sarments :  Etant enfant, c’est moi qui aidait mon père en allant déposer les sarments en  tas, en dehors de la vigne. Nous les brûlions ensuite.

Depuis quelques années, le brûlage des sarments fait l’objet d’une interdiction, avec une tolérance les jours de faible pollution atmosphérique. La raison de cette interdiction porte également sur la déperdition de la matière organique brûlée, alors que celle-ci pourrait profiter au sol et à la vigne en étant broyée. Les sarments broyés au contact du sol forment une sorte d’humus. D’où le recours à moins d’engrais. Depuis mon installation sur l’exploitation, en 1975, nous broyons les sarments grâce à un broyeur attelé au tracteur (voir photo).

Patrice MARC

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Vendange 2017 : focus sur le traitement des moûts

Pendant le pressurage, la peau et les pépins vont avoir une influence de plus en plus importante sur le moût : il est donc nécessaire de fractionner le pressurage. Sur un pressoir traditionnel, on pressure 4000 kg de raisin en plusieurs fois ; l’opération dure environ 4 heures :

  • la première presse, appelée cuvée, donne 2050 litres de moût ;
  • la seconde presse donne la taille, c’est-à-dire 450 litres de jus de raisin. On dit de « taille » car autrefois, entre chaque presse, les pressureurs « taillaient » le marc avec des bêches coupantes. On appelle « marc » les 4000 kg de raisin pressés.

Voir notre vidéo, partie pressurage :

Lorsque le moût (jus de raisin) vient d’être pressé, il tombe dans une cuve appelée « belon » après avoir été filtré par une première grille, ne laissant pas s’écouler pépins et peaux. Du belon, le moût va être transféré vers les cuves de « débourbage ».

Là, il repose entre 12 et 24 heures, afin que toutes les matières en suspension se déposent au fond de la cuve. C’est ce dépôt qui va être éliminé par « soutirage ».

On mesure le taux de sucre du moût grâce au densimètre.

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Le palissage en Champagne