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VINIFICATION : Quand les champenois font du vin rouge !

En Champagne,  on a besoin du vin rouge pour l’élaboration du Champagne rosé, qui peut se concevoir de deux façons :

  • La première se nomme « Rosé d’assemblage » et pour cause : on vinifie séparément 5 à 20% de vin rouge reconnu par l’AOC Champagne et du vin blanc tranquille. On les réunit lors de l’assemblage, avant la mise en bouteille et la prise de mousse (la Champagne est la seule région française autorisée à mélanger vin rouge et vin blanc).

  • La seconde consiste à fouler les raisins noirs à jus blanc issus du cépage pinot noir ou pinot meunier avec leur peau, dont les pigments naturels vont colorer les jus en les enrichissant de leurs composants aromatiques lors d’une macération de 1 à 3 jours. Cette méthode exige un grand savoir-faire et c’est la maîtrise de cette technicité qui va déterminer à la fois le goût et la couleur du champagne ainsi obtenus. D’où son nom « Rosé de macération » ou « de saignée« . On obtient alors un vin rosé tranquille, qui est ensuite travaillé de la même façon que les vins blancs utilisés pour élaborer les champagnes blancs. Le Champagne rosé de saignée est plus vineux, plus intense, avec des arômes fruits rouges prononcés et une robe d’un rosé plus intense, en raison de la présence exclusive de Pinot Noir et/ou Pinot Meunier.

La majorité des maisons de Champagne achètent du vin rouge pour l’assembler à leur blanc, d’autres le confectionnent eux mêmes via la deuxième technique et c’est notre cas. Tout d’abord, on utilise le cépage Pinot Noir grand Cru. Une fois pressé, on a besoin de conserver le moût pour qu’il macère et prenne sa couleur et ses arômes, et ce à une faible température afin d’éviter un départ en fermentation trop précoce. Surtout par les chaleurs de ces derniers jours qui accéléreraient le processus.

Pour cela, Patrice ajoute de la glace carbonique sous forme de glaçons à -20 degrés dans le moût. Cela produit cette vapeur d’eau blanche visualisée sur les photos, telle une fumée sortant de la cuve, au moment de la vider.

Idées culinaires, vigne, Vin

Expériences sensorielles vigneronnes

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Le Champagne MARC vous propose une excursion plongée dans le patrimoine champenois autour de 3 ateliers gustatifs & sensoriels :

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Visite du vignoble en 4 x 4 + dégustation d’un foie-gras avec notre Cuvée grand cru
Perla Nera

Découverte d’une ancienne cave et d’un pressoir de 1889 + dégustation de fromages accordés à notre Blanc de Blancs

Retour sur l’exploitation pour une visite de cave, où vous testerez le dégorgement à la volée
Accord chocolats & Champagne Rosé.

79€/personne la demi-journée / Sur réservation uniquement
Réduction de 15 euros par caisse de 6 bouteilles achetées
A 10 km d’Epernay, 20 km de Reims, 130 km de Paris.

=> Réservez votre expérience en ligne !

Champagne MARC, 1 Rue du Creux Chemin, 51480 Fleury-la-Rivière
07 71 28 08 88 – 03 26 58 46 88
www.champagne-marc.fr / contact@champagne-marc.fr

 

Vin

Vendange 2017 : focus sur le traitement des moûts

Pendant le pressurage, la peau et les pépins vont avoir une influence de plus en plus importante sur le moût : il est donc nécessaire de fractionner le pressurage. Sur un pressoir traditionnel, on pressure 4000 kg de raisin en plusieurs fois ; l’opération dure environ 4 heures :

  • la première presse, appelée cuvée, donne 2050 litres de moût ;
  • la seconde presse donne la taille, c’est-à-dire 450 litres de jus de raisin. On dit de « taille » car autrefois, entre chaque presse, les pressureurs « taillaient » le marc avec des bêches coupantes. On appelle « marc » les 4000 kg de raisin pressés.

Voir notre vidéo, partie pressurage :

Lorsque le moût (jus de raisin) vient d’être pressé, il tombe dans une cuve appelée « belon » après avoir été filtré par une première grille, ne laissant pas s’écouler pépins et peaux. Du belon, le moût va être transféré vers les cuves de « débourbage ».

Là, il repose entre 12 et 24 heures, afin que toutes les matières en suspension se déposent au fond de la cuve. C’est ce dépôt qui va être éliminé par « soutirage ».

On mesure le taux de sucre du moût grâce au densimètre.