Événements

Centenaire de l’Armistice 1918

Comprendre hier pour construire demain 

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Après la signature de l’armistice à la sortie du « wagon de l’Armistice » du train d’état-major du maréchal Ferdinand Foch (deuxième à partir de la droite).

Nous sommes aujourd’hui le 11 novembre 2018. Il y a 100 ans, jour pour jour, à 11 heures, sonnaient en France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d’une guerre qui fit pour l’ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, invalides et mutilés, dont 8 millions de civils. Les représentants allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d’état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Plus tard, le , à Versailles, est signé le traité de paix, qui met réellement fin à l’état de guerre

Notre département a fort souffert de cette cette première guerre, avec notamment la « Bataille de la Marne » qui sonna la première confrontation franco-allemande. Plus localement, notre village de Fleury La Rivière subit également les conséquences de la « Grande Guerre » avec, sur ses 210 maisons de l’époque, 138 détruites par les obus, brûlées ou démolies. Le village possédait également le « Hameau de Beauregard », pourvu d’un château et situé au-dessus du village, direction Reims : Il fut détruit il y a également un siècle en 1918 pendant les bombardements.

Aujourd’hui, à la place de ce hameau, poussent des pieds de vigne qui apportent la paix aux hommes qui y croient. Nous avons ce jour une pensée particulière aux Hommes des 5 continents morts pour la liberté de notre pays, la France.

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En bas à droite, ancien emplacement du Hameau de Beauregard de Fleury-La-Rivière.

Quelques panoramas supplémentaires

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Cueillette 2018

Depuis le 27 Août, on entend résonner les coups de sécateurs dans nos vignes ! 2018 rime avec qualité et joli volume ! Sur ces quelques clichés, vous pourrez voir notre équipe de vendangeurs en action, par la cueillette et le débardage. Vous pourrez également entrevoir Grégory & Patrice, organisant le tout. Rendez-vous la semaine prochaine pour des clichés au pressoir !

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La brouette a feu, « compagne d’hiver du vigneron & pratique controversée.

Depuis les années 60, on utilise la « brouette à feu », dans laquelle est entretenue une flamme permettant de brûler sur place les sarments fraîchement coupés. Cet outil d’une simplicité désarmante a été conçu en 1964 par M. Michel Jeanneteau, constructeur en matériel viticole à Saint-Martin-d’Ablois.

Sa structure en fer a la forme d’une brouette ayant pour roue une jante de bicyclette et supporte un fût métallique de 100 à 200 litres, souvent un vieux fût à essence, disposé à l’horizontale, ouverte, avec les bords écartés à la verticale. La partie basse est percée de trous assurant le tirage du foyer et, et après utilisation, l’évacuation des cendres.

On allumait un feu dans la brouette et on y jettait les sarments au fur et à mesure qu’on les coupait, la déplaçant avec nous tous les deux ou trois ceps pour l’avoir toujours à proximité. On n’avait donc plus à procéder au ramassage des sarments et si nous éprouvions parfois quelque gêne à cause de la fumée, ou quelque peine à bouger la brouette par temps humide sur un terrain en forte pente, nous bénéficions en échange d’un chauffage appréciable, surtout en plein hiver lorsqu’il gèle en journée. Sur notre exploitation, mon père avait, dans les années 60, un « traineau » en métal pour évacuer les sarments :  Etant enfant, c’est moi qui aidait mon père en allant déposer les sarments en  tas, en dehors de la vigne. Nous les brûlions ensuite.

Depuis quelques années, le brûlage des sarments fait l’objet d’une interdiction, avec une tolérance les jours de faible pollution atmosphérique. La raison de cette interdiction porte également sur la déperdition de la matière organique brûlée, alors que celle-ci pourrait profiter au sol et à la vigne en étant broyée. Les sarments broyés au contact du sol forment une sorte d’humus. D’où le recours à moins d’engrais. Depuis mon installation sur l’exploitation, en 1975, nous broyons les sarments grâce à un broyeur attelé au tracteur (voir photo).

Patrice MARC